TODO TITLE

En Suède, des morts moins polluants

La ministre de la Culture suédoise veut autoriser la cryotechnique, concept de sépulture basé sur le froid et la déshydratation. Elle se veut plus respectueuse de l'environnement que les méthodes d'inhumation traditionnelles

Pour que ses morts ne polluent plus, la Suède envisage d'adopter la cryotechnique, méthode basée sur le froid et la déshydratation qui doit permettre de limiter l’impact de la décomposition des corps  sur l’environnement. En effet, les enterrements et crémations traditionnels sont polluants pour l’air et l’eau. « Je souhaiterais encourager la cryotechnique. Je pense que c'est intéressant et compte tenu de ce que j'ai entendu, je suis favorable à la méthode », a déclaré la ministre de la Culture suédoise Lena Adelsohn Lil jeroth. La législation devra être changée pour que cette méthode soit utilisé dans le pays, l’Eglise luthérienne ayant déjà donné sa bénédiction.

Le processus, mis au point par la biologiste suédoise Susanne Wiigh, ne dure pas plus de deux heures alors qu’un corps, enterré à deux mètres de profondeur, met plusieurs années pour se décomposer totalement. La dépouille est plongée dans un bain d’azote liquide de façon à ce qu’il atteigne –196°C. Il est alors aussi fragile que du verre et peut être brisé par un système de vibrations en millions de morceaux de la taille d’un grain de sable. Vient ensuite la phase de déshydratation, puis le corps est débarrassé de ses résidus métalliques. Ainsi un corps de 75 kilos est transformé en un compost de 25 kilos de poudre rosâtre.  10 corps seraient déjà en attente pour subir la cryotechnique.

www.liberation.fr

Autres sujets :
Retour


tableau |  regime |  banque